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Le calme après la tempête

 

C’est parti pour Derhadun dans une jeep public où nous sommes 15 à nous entasser, avanti dans les milles lacets que la route nous réserve car nous prenons de l’altitude! Tout heureux de trouver un bus vide apres Dehradun on choisit les places du fond, quelle bonne idée, obliger de se coller chacun à une fenêtre pour respirer à pleins poumons et éviter de faire comme la nana de devant qui rendra toutes ses cacahuètes !

 

MUSSOORIE, the queen of the hills

 
les trois girafes...

Une destination touristique pour les Indiens, idéale quand la chaleur accable les plaines. On arrive le premier jour du réveil de la ville après l’engourdissement de l’hiver.

Après cinq minutes de repos stomacale, on grimpe de la Library Bus Station à la Camel’s Back Road. Nos sacs sur le dos on parcourt  2 km de chemin piétonnier, admirant les collines escarpées aux alentours, parsemées de hameaux, toujours à la recherche d’un hôtel. Notre chemin rejoint par chance celui de Priti (amour) et sa petite famille qui nous invite à les suivre vers des “chambres” qu’ils ont à louer. Il est vrai qu’ici les prix sont un peu plus élevés qu’ailleurs. On hésite un peu en marchant, ça à l’air loin, on imagine quatre murs et une paillasse miteuse…Et on arrive dans un endroit qu’on a l’impression d’avoir déjà habité, ou imaginé…Une vieille bicoque avec cinq chambres, petite véranda bleu écaillé, meubles d’époque, grand lit, tableau mystique…ambiance romantico-fantômatique victorienne…Bien sûr qu’on reste ! 200 rupees la nuit, et Pouspa (fleur) la maman nous fait manger pour 50 rupees le repas ! Que demander de plus !

Notre nid d'amour !

Petit tour dans la ville et dîner avec la famille autour d’un feu. Avec Savi, Pooja (offrande), la plus jeune des quatre soeurs, et le père Suret Ram (figure de Rama). Priti qui parle un bon anglais, travaille à Dehradun et ne sera plus là à partir de lundi, donc on doit se mettre à l’Hindi ! Premier cour de prononciation dans la petite cuisine, assis tous par terre ou sur planchettes grandes comme un cul! Aie ouille ouille. On retourne dans notre charmante baraque, sort plein de couvertures du placard et s’installe bien au chaud car…ça caille à 2000 m d’altitude.

 Good night, Subiatri.

 

Dimanche matin, deux parathas (galette remplie de pomme de terre) dans le bide on avance dans la ville calme, avec une fièvre pour Émilie, sans doute dûe à la tête hors du bus…Mall road : la ville est calme, et propre, ferronerie ancienne aux rembardes et kiosques, forêt de pins, rues abrutes et chevaux au bout de la douce Camel’s Back Road.

Passage obligé GUN HILL la colline dominant la ville a 2300 m, c’est le château d’eau de la ville et aussi la fête foraine…tir au fusil, photo folklo avec les habits traditionnels ..etc etc…on peux y accéder par un funiculaire mais Rémi décide de me soigner avec de la marche !! 30 min de grimpette pour un joli panorama .

Ici la trace anglaise est perceptible, on décide de faire les gentlemen et women à dada pour deux heures de balades. On quitte la ville pour l’Happy Valley, le village tibétain, où on passe un merveilleux moment au temple bouddhiste, ç’est la journée où les moines sortent toutes les pages des textes sacrées après le Kyagpour (?) pour les aérer et bien les ranger et les enrouler dans leur tissus oranges. L’ambiance est studieuse et nous discutons avec un jeune tibétain. Le temple est le premier construit après la fuite du Dalaï-Lama. Les drapeaux flottent, les poser le plus haut possible est positif. Nous échangeons des “Tashi delek” avec les enfants rencontrés.

Je tourne mes premiers moulin à prières…et imagine un Tibet pas si loin d’ici.

Petit incruste dans un mariage, tres amicale sauf pour le marie aux yeux exorbites satures de khol. Quelques instants a halluciner sur les garcons tout fous (tout faits, oui) en transe sur la dance incienne.

Quand on parle des tibétains à la famille le soir, Priti nous dit qu’ils mangent les vieilles personnes…Discussion entre incrédulité et manque de preuves, en tout cas on se marre bien autour du foyer…

 

Lundi levés avec le soleil, rituel du matin : douche en route c’est à dire résistance dans le seau d’eau, lessive à l’huile de coude, black tea lemon et paratha, trois heures plus tard on est prêt ! Direction Office du Tourisme puis un taxi nous balotte jusqu’aux Kempty Falls, chutes d’eau spendide entourée de béton et gargottes de bouffe. On est accompagné par trois mecs libérés de leur journée par la grève des banques. On finit l’après-midi par une longue marche jusqu’au Forest Office, par la route puis la forêt…Des baraquements entre des jardins ombragés. Le premier bureau fraîchement repeint est vide, et les suivants sont comme on imagine l’Inde, grand, poussièreux, calme…Une secrétaire est ravie de nous recevoir, avec ses quatre mots d’anglais et nos trois d’hindi…petit flottement agréable. Avec un numéro de téléphone pour le “Bird Sanctuary” on remonte vers chez nous lentement, se perdant, râlant, puis se retrouvant autour d’un lassi-banane avec un népalais James et son ami médecin indien Jacob, ils s’occupent de bien-être et guérison, en Angleterre notamment.

Nous rentrons CHEZ NOUS maintenant, vers une soirée excellente avec la famille Bhatt. Échange de vocabulaire, enfumage général dans la petite cuisine grâce au feu de bois de Suret, plats “dishes” excellents…Subratri !

Tres foret noire, non ?
Petite grotte devote

 

Mardi matin : cette fois c’est pas trois heures qu’il nous faut, mais une heure, avec comme supplément des tartines aux miel…En route vers notre journée, Émilie veut absolument louer une moto, mais aucun mussoorien ne cède : “Ah ney ney qu’ils me disent, il faut prendre un taxi”. Bon, allons-y pour le taxi. Direction Binog Mountain, Cloud End, et son Jawala Devi Temple, lieu que notre nouvelle famille ne connais pas.

Et là, EXTRASPLENDIFIQUE, une vue sur la chaîne himalayens et ses pics, comme un raz-de-marée pétrifié dans la glace. On savoure ce moment inattendu, si près du toit du monde. Mais arrivés là-haut à Cloud End le Temple est sur la montagne d’à côté ! N E E E Y Y Y ! ! !

Émilie râleuse et Rémi optimiste alors on y va, et miracle de la topologie en deux heures en croisant des p’tits z’oiseaux à foison on arrive vers le sommet. Tout d’abord une petite grotte avec Ganesh et une déesse, surmontée d’un trident. Un singe nous observe…Puis le temple, tout simple, où le son de la cloche s’épanouit sur des kilomètres…

Dans la cuisine enfumee...
les deux plus jeunes filles et la mama...

Pour revenir de Cloud End, l’hôtel fermé, pas de téléphone alors que l’on devait appeller le taxi…Mais trois gars sur une moto croisés plus tôt nous trouvent un taxi alors qu’on revenait en traînant nos guibolles…Ouf, douche, lessive, rangement, soirée avec la famille et picture avec leur plus beau saris…Demain nous partons vers Haridwar.


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Publié à 02:14, le 23/02/2008, Mussoorie
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