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Lumbini, ou Boudda naquit


 

Après les formalités joyeuses de la frontière, on enfourche un bus et fait ce petit trajet jusqu'à Lumbini avec un couple franco-chinois, à en laissant nos yeux s’imprégner de ce Népal tant attendu. On descend du toit du bus, et pénètre illico dans ce parc gigantesque parsemé de temples érigés à la gloire de Bouddha qui est né là.


On suit l’instinct qui nous guide jusqu’au monastère coréen, qui entoure un temple-pagode en construction depuis seize ans. La vue de là-haut est impressionnant, la plaine verte s’étirant à l’infini, tandis que vers le nord les lointaines montagnes déferlent.

Les allées immenses, la sécheresse imminente, les monastères disséminées. Ni solitaire, ni peuplé, ni lourd, ni léger, on prend part à la vie paisible de cet endroit béni et organisé. Bien sûr, on va voir ce mythique bassin central et ces grands arbres (cachés sous les drapeaux aux 5 couleurs du bouddhisme). C’est exactement là où Mayadevi fit son petit bouddha, dont l’aura est toujours en suspension dans le regard rieur des moines, qui habitent le présent comme on prend le soleil ; qui vénèrent chaque instant, chaque insecte. Et qui dans notre monastère psalmodient le soir venu ces textes millénaires de leur voix si variées (aïgue et grave, homme et femme) et si harmonieuses.

Comme pour apaiser la chaleur du jour qui persiste dans la nuit nouvellement née. Et, en position de méditation, à leur côtés, nous imaginons une chanson qui se déploie hors du temps, et nous tirons sur nos cœurs pour les extraire à la lumière.


Merci les coréens pour la simplicité et la gentillesse, cette nourriture pimentée à merveille, ces chambres où on se sentait une âme de poète ascète…

Cette semaine où se joue l’âpre partie de l’avenir politique du Népal, nous choisissons la neutralité active. On part en vélo dans la campagne, s’arrêtant quelques instants avec les villageois et les agriculteurs, admirant un endroit parsemés de sculptures d'éléphants, et sauvant presque du lynchage pick-pocketique un groupe de Malaysiens. Ceux-ci n’avaient pas trouvé mieux, sous les conseils de leur guide ahuri (pourtant un népalais), de débarquer avec un énorme sac de fournitures scolaire et de biscuits en plein milieu d’un quartier misérable, où ils se retrouvèrent enseveli sous le nombre de gamins déchaînés par cette manne inattendue. Alors trois malaysiens regardaient la scène avec des grands yeux en gardant une main sur leurs bananes bien rembourrées et leur joujoux à souvenir hi-tech, alors que deux femmes tentaient de distribuer équitablement le contenu du sac qui menaçaient de partir en lambeaux entre toutes ces petites mains avides. On a donc discuté avec eux sur les démarches possibles pour aider ces localités autrement, mais on sentait qu’ils avaient pris une bonne leçon de ne pas considérer les gens comme des poules à qui on jette du grain négligemment !


Sinon plusieurs belles rencontres, avec des pélerins du monde entier, des bâtisseurs de monastères, un moine-mendiant gras affalé à l’entrée du temple chinois avec son écuelle brillante et  ses lunettes de soleil, des pratiquants dans un centre de méditation vipassana qui marchent très lentement en se concentrant sur leur sensations, des oiseaux, des buffles…

Les chacals aussi, qui  peuvent chaque soir  proclamer l’hilare crépuscule et subtiliser les chaussures des pélerins endormis, n’empêche que nous sommes passés entre une horde de ces « chacaux » et un troupeau de blue-bulls (antilopes sombres et costaudes, appelées Nigaï), et peut-être prolongé la vie de l’une d’entre elles !


Notre vie aussi ne peut s’arrêter là, même si émilie prend des cours de népali et discute des mode de vie d’ici, et rémi profite du son phénoménale du grand temple pour faire du chant diphonique, la tension des élections s’apaisent, les déplacements sont maintenant sûres, et nous voilà sur la route de KATMANDOU






La pagode de la paix, Japon



Le temple coreen nous a accueilli une semaine
Le temple thailandais, sorti d'un reve etrange...
L'arbre aupres duquel est ne Boudda
Viree dans les villages du Terai
Le jardinie que nous avons aide a sa recolte





Lotus eclot


Publié à 02:29, le 6/06/2008, Lumbinī Zone
Mots clefs : lumbini
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